L’HYPERACTIVITÉ

Psychomotricité et réadaptation

 Par Carolyne Rousseau

Madame Carolyne Rousseau est infirmière clinicienne à  l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec (CHU de Québec). Il y a quelques temps, ses deux enfants se sont vus recevoir des diagnostics de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH).  Étant en formation universitaire, cette maman a «profité de l’occasion» pour approfondir cette problématique qu’est le TDAH afin de «mieux comprendre pour mieux intervenir».

Comprendre les critères diagnostics…  Qu’est-ce qu’on peut faire ?  Qu’est-ce qui existe comme ressources ?  Comment peut-on aider les autres parents à reconnaître et à accueillir les critères qu’ils peuvent discerner chez leurs enfants.  Carolyne a donc rédigé ce travail universitaire. Ce texte se passe de mains en mains parce qu’effectivement il est aidant pour les personnes qui souffrent d’hyperactivité tout comme il est aidant pour leurs proches parce qu’il met des mots là où on en cherchait.  

Carolyne est aussi une amie à nous et nous a gracieusement autorisés à partager ce texte avec vous.  Nous souahitons que cette lecture vous aide, vous aussi à mieux comprendre ou vivre cette problématique ou au besoin à intervenir auprès de personnes qui souffrent de ce Déficit de l’Attention avec Hyperactivité.  Bonne lecture.  

Encore merci Carolyne.


INTRODUCTION

Ayant deux enfants atteints du TDA/H, lorsque j’ai vu que l’hyperactivité était parmi les thèmes proposés pour le travail de session, il m’apparaissait évident que je ne pouvais pas faire autrement que d’approfondir ce sujet qui me tient tellement à cœur, et surtout de continuer à trouver des interventions face à cette problématique qui touche autant le côté psychomoteur, socio-affectif et cognitif.

Ce qui m’a surprise, au fil de mes lectures, est que le trouble du déficit de l’attention et de l’hyperactivité se retrouve dans les principaux troubles psychomoteurs au même titre que le trouble de l’acquisition de la coordination, que les dysgraphies de développement ou que les troubles du tonus musculaire. Ce n’est pas surprenant, car après avoir lu plusieurs définitions de la psychomotricité, on comprend que même si la psychomotricité regroupe l’ensemble des fonctions motrices, elle a un lien direct avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales.

Selon le site internet de  l’Institut de formation en psychomotricité de l’Université de Toulouse (1): «Le trouble psychomoteur se manifeste à la fois dans la façon dont le sujet est engagé dans l’action et dans la relation avec autrui.   Les troubles psychomoteurs sont des troubles neurodéveloppementaux qui affectent l’adaptation du sujet dans sa dimension perceptivo-motrice».

Malgré le fait que le TDA/H est plutôt perçu comme un trouble cognitif ou socio-affectif de ma part, ce travail m’aidera à mieux comprendre le côté psychomoteur de ce trouble, afin d’analyser l’impact qu’il a  chez  les enfants qui en sont atteints et surtout de trouver des pistes de solutions.

Dans les prochaines pages, je vous ferai une synthèse du trouble du déficit d’attention en mettant l’emphase sur l’hyperactivité qui touche plus le côté psychomoteur. Je vous décrirai certaines façons        d’ évaluer et de diagnostiquer le TDA/H pour   dans un deuxième temps,  vous expliquer les modes d’interventions répertoriées pour ce trouble psychomoteur. Enfin en conclusion, je donnerai mon opinion face à ces évaluations et ces interventions, afin de conclure sur le sujet, tout en partageant mes expériences vécues avec mes deux enfants face au TDA/H.

DESCRIPTION

À tous les jours on entend parler du trouble de déficit d’attention et d’hyperactivité, plus connu sous l’abréviation TDA/H, mais qu’en est-il au juste? En résumé, selon le DSMIV-TR(2000): «on peut dire que le TDA/H est composé par une triade symptomatique, organisée en deux séries symptomatiques, (inattention et hyperactivité/impulsivité) qui aboutissent à trois types principaux de signes :

– Le déficit de l’attention/hyperactivité de type mixte;

– Le déficit de l’attention/hyperactivité, type inattention prédominante;

– Le déficit de l’attention/hyperactivité, type hyperactivité-impulsivité prédominante».

Toujours selon le DSMIV-TR(2000):« La caractéristique essentielle du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité est un mode persistant d’inattention et/ou d’hyperactivité/impulsivité, plus fréquent et plus sévère que ce qu’on observe habituellement chez des sujets d’un niveau de développement similaire, c’est à- dire d’un même groupe d’âge et d’un même sexe».

Même si nous avons l’impression que de plus en plus d’enfants en sont atteints, Habib,M (2011) nous décrit la situation: «Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est le plus fréquent des troubles neurocomportementaux de l’enfant avec une prévalence allant de 3 à 5% selon les études, ce qui en fait un problème majeur de santé publique. Ce trouble est trois fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles. Comme c’est un trouble chronique, les manifestations observées sont d’ordre neurologique.  En effet, le dysfonctionnement cérébral résulte d’un excès de dopamine et d’un manque de sérotonine, deux neurotransmetteurs biochimiques.» (p.26-40)

En observant de plus près, on peut comprendre que certaines parties du cerveau sont responsables de ce dysfonctionnement cérébral, selon Lavigne, S (2009) :

«Les secteurs du cerveau qui seraient touchés sont la base du cerveau (le striatum) par lequel passe les stimulations que le corps perçoit (audition,vision, goût et odorat).Ce relais est en contact avec le secteur du cerveau (le lobe lymbique) où se trouve le centre du plaisir et du déplaisir. Puis, l’autre secteur affecté par le déficit est la partie supérieure du cerveau (la zone préfrontale), responsable de la retenue (l’inhibition) des comportements indésirables, du maintien de l’attention ainsi que de la planification mentale.»(p. 66-67)

Plusieurs scientifiques se sont penchés sur les causes du TDA/H mais selon l’une des principales références sur l’état actuel des connaissances scientifiques, Barkley, Cook, Dulcan et al; (2002) s’entendent pour dire: «[…] que ce déficit est lié à un problème biologique, plus spécifiquement à un problème d’ordre neurologique». (p.89-111)

Par contre, de nombreux facteurs entrent en jeu et créent des controverses. Certains chercheurs prétendent que des facteurs génétiques, (on parle surtout du gène DRD4 localisé dans le cortex préfrontal et qui code pour le récepteur dopaminergique), pourraient influencer le TDA/H. Des facteurs environnementaux influenceraient aussi ce trouble, car la présence ou l’absence de support et d’aide pour palier à ce trouble, pourraient réduire ou entraîner de l’anxiété, des atteintes de l’estime de soi et des problématiques de comportement. Des facteurs neurologiques sont surtout en cause, car selon des chercheurs américains (Teicher et al., 2000), l’examen d’enfants hyperactifs par résonance magnétique, un procédé d’imagerie fonctionnelle, évoque des anomalies au niveau du putamen, structure cérébrale impliquée dans la régulation du comportement moteur, influencent le développement du TDH/A.

Si nous nous penchons plus précisément au niveau psychomoteur, le TDA/H a des répercussions directes sur la psychomotricité, selon le mémoire en vue de l’obtention du D.E. de Psychomotricien, RAZER Gwenaëlle (2012), nous décrit des troubles associés au TDA/H , comme étant: «des troubles spatio-temporels; des troubles de l’orientation spatiale; l’altération des fonctions exécutives» tels que :

•    la mémoire du travail

•    le retard dans l’internalisation du soliloque

•    l’autorégulation des émotions, maintien de la motivation et du niveau d’éveil

•    la génération de comportements nouveaux des troubles de capacités temporelles tels que :

•    différer

•    planifier

•    les difficultés motrices et le tempomoteur

•    les coordinations complexes

•    l’indifférence au passé

Ce qui veut dire que l’enfant sera atteint sous plusieurs facettes de son développement et que ces troubles  auront un impact direct sur la façon d’agir et de réagir de l’enfant.

Malheureusement, le TDA/H ne vient pas seul par moment. En recherchant les causes et les effets  qu’il produit sur le développement psychomoteur, on découvre aussi qu’il a des comorbidités qui peuvent  entrer en ligne de compte avec le TDA/H tels que :

1. Troubles oppositionnels, troubles de conduite et personnalité antisociale

2. Anxiété et trouble de l’humeur

3. Trouble de l’apprentissage

4. Incoordination motrice et trouble de l’acquisitions de coordination (T.A.C.)

Si on se penche plus précisément sur l’hyperactivité, le Dr Claude Jolicoeur, pédopsychiatre à Montréal,

la décrit sur son site internet (9), comme étant: «une condition difficile de maturation neuropsychique avec conséquence variable sur le caractère, le comportement,l’apprentissage scolaire et la vie psychique.»

Selon Dr Jolicoeur il se manifeste de 6 façons :

1-Un déficit de l’attention et de la concentration plus sévère dans les tâches de l’école, à mesure qu’elles deviennent plus abstraites, souvent à l’exception des activités physiques (sports), manuelles/visuelles (dessin, bricolage, informatique), qui captent facilement l’esprit chez cet enfant

2-  Un besoin excessif mais très variable de toujours bouger dans certaines activités et selon le contexte social; l’incapacité de terminer un jeu, une tâche, en dehors de ses intérêts propres

3- Une intolérance marquée à la frustration et une incapacité relative à reconnaître ses propres limites dans son rapport avec l’autorité, les consignes, les demandes d’attention

4- Une stimulation excessive par la fratrie, la vie de groupe et la rivalité des pairs

5- Un besoin de contrôler son entourage, de monopoliser la règle, la discussion et d’être toujours le seul gagnant

6- Un besoin impulsif de libérer son agressivité lors d’une contrainte

Donc, il est très important de bien comprendre le TDA/H et surtout d’avoir un bon diagnostic dès le départ pour pouvoir mieux comprendre.

 ÉVALUATION

Il existe différentes façons de diagnostiquer un TDA/H, que ce soit par un médecin de famille, un pédiatre, ou un pédopsychiatre, seul le médecin peut conclure au diagnostic. Pour ma part mes enfants ont rencontré une neuropsychologue (Sonia Gagnon) qui travaille  en collaboration  avec le pédiatre de mes enfants (Dr Goulet ). Après avoir passé une évaluation neuropsychologique, sous différentes formes de test, le résultat était assez concluant, pour diagnostiquer un TDA/H, malgré ce fait, seul le Dr Goulet pouvait nous confirmer le diagnostic. Les médecins, de par leur formation, utilisent beaucoup ce qu’ils appellent la bible des diagnostics médicals (diagnostic and statistical manual of mental disorders). C’est à partir de ce livre et en se basant sur la description  de ce  trouble, que le médecin a pu conclure au TDA/H et par la suite nous fournir différentes options de traitement.

Le DSM-IV-TR (2000) a établi des critères diagnostiques précis pour le trouble déficitaire de l’attention. Il envisage deux domaines : l’inattention et l’hyperactivité-impulsivité. On doit retrouver au moins six symptômes dans une des deux catégories pour poser le diagnostic. Les symptômes doivent se manifester dans au moins deux types d’environnement différents. Ils devront débuter avant l’âge de sept ans et durer depuis plus de 6 mois, provoquant une détresse significative ou une inadaptation sociale. Voici les symptômes selon le DSM-IV-TR (2000) qui sont classés selon deux catégories soient : l’inattention et l’hyperactivité-impulsivité.

 Symptômes de l’inattention :

1- Parle souvent, ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait des fautes d’étourderie dans les devoirs scolaires, le travail ou d’autres activités.

2- A souvent du mal à soutenir son attention au travail ou dans les jeux.

3- Semble souvent ne pas écouter quand on lui parle personnellement.

4- Souvent ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à termes ses devoirs scolaires, ses tâches domestiques ou ses obligations professionnelles. (cela n’est pas dû à un comportement d’opposition, ni à une incapacité à comprendre les consignes).

5- A souvent du mal à organiser son travail ou ses activités.

6- Souvent, évite, a en aversion ou fait à contrecœur les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu (travail scolaire ou les devoirs à la maison).

7- Perd souvent les objets nécessaires à son travail ou à ses activités ( ex. jouets, cahiers de devoirs, crayons, livres ou outils).

8- Souvent, se laisse facilement distraire par des stimulis extérieurs.

9- A des oublis fréquents dans la vie quotidienne.

 

Symptômes de l’hyperactivité :

1- Remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège.

2- Se lève souvent en classe ou dans d’autres situations où il est supposé rester assis.

3- Souvent, court ou grimpe partout dans des situations où cela est inapproprié (chez les adolescents ou les adultes, ce symptôme peut se limiter à un sentiment subjectif d’impatience motrice).

4- A souvent du mal à se tenir tranquille dans les jeux ou les activités de loisirs.

5- Est souvent sur la « brèche » ou agit souvent comme s’il était « monté sur ressorts ».

6- Parle souvent trop.

 

Symptômes de l’impulsivité :

7- Laisse souvent échapper la réponse à une question qui n’est pas encore entièrement posée.

8- A souvent du mal à attendre son tour.

9- Interrompt souvent les autres ou impose sa présence ( fait irruption dans les conversations ou dans les jeux).

 

Le DSM V a révisé quelques critères diagnostiques de ce trouble(10), dont voici les

principales modifications :

-La triade symptomatique doit être présente avant 12 ans (au lieu de 7 ans).

-L’hyperactivité et l’impulsivité ne sont plus séparées lors des critères diagnostiques.

-Pour les adolescents et les adultes (âgés de 17 ans et plus), seulement quatre symptômes d’inattention sont nécessaires (contre six pour les enfants) et quatre symptômes hyperactivité/impulsivité (contre six pour les enfants). Les symptômes ne sont pas dus à un comportement oppositionnel, d’hostilité ou à une incapacité à comprendre les tâches ou les instructions.

 

Il est facile de reconnaître les signes et symptômes d’un enfant à partir de ces critères, mais selon moi, nous ne pouvons pas seulement dire qu’un enfant est hyperactif, parce qu’il bouge beaucoup ou parle souvent.

Ce ne sont pas des critères assez précis et concluants pour établir un bon diagnostic, il faut aussi préciser la nature de ces comportements et trouver en quoi ils interviennent sur le développement de l’enfant, car malheureusement, de faux diagnostics sont régulièrement posés en raison d’évaluations trop sommaires et incomplètes.  Pour ces raisons, des tests plus spécifiques ont été établis par des neuropsychologues ou autres spécialistes. La meilleure évaluation selon moi, n’est pas seulement faite à partir de test ou d’évaluation de tout genre, elle consiste plutôt à respecter des règles afin d’obtenir le bon diagnostic. C’est pour cette raison, que je vous présenterai les 7 règles à suivre pour avoir la meilleure évaluation possible.

 

Selon le site internet de la clinique d’évaluation et de réadaptation cognitive de Montréal (11)

 

il y a 7 règles à respecter pour avoir un bon diagnostic du TDA/H :

1) Une anamnèse avec les parents : Les parents doivent être rencontrés et une histoire complète du développement de l’enfant doit être construite avec le professionnel qui fait l’évaluation. Cette histoire de développement doit aussi être faite lors d’une évaluation chez un adulte. Cette portion de l’évaluation devrait durer plus ou moins 45 minutes.

2) Des questionnaires aux parents et enseignants : Les questionnaires de Conners notamment sont fréquemment utilisés et permettent au professionnel qui fait l’évaluation de savoir quels sont les symptômes dans le vie de tous les jours. Attention, ces questionnaires sont essentiels, mais un diagnostic de TDAH ne devrait JAMAIS être basé uniquement sur les résultats à ces questionnaires. Voici un exemple de questionnaire fait pour les parents ( Kendall& Wilcox1979, en annexe) qui peut aider au diagnostic.

3) Des tests d’attention à l’enfant: Si l’on veut poser un diagnostic de déficit de l’attention, il va de soi que des tests d’attention soient administrés à l’enfant. Malheureusement, plusieurs évaluations ne contiennent qu’un test de QI (le WISC IV par exemple) et les résultats aux questionnaires de Conners. Aucun test d’attention à l’enfant.

4) Des tests mesurant les autres capacités cognitives de l’enfant : C’est ce que l’on appelle faire un diagnostic différentiel. On ne peut évaluer seulement l’attention chez l’enfant et ignorer ses capacités de lecture par exemple. L’enfant dyslexique présente souvent des symptômes d’inattention puisqu’il ne parvient pas à lire en classe. Son problème n’en est pas un d’inattention, mais bien de trouble d’acquisition de la lecture.

5) Une investigation psycho-affective de l’enfant : L’enfant aux prises avec une perturbation affective comme de l’anxiété ou de la tristesse se montrera aussi inattentif en classe. Encore une fois il ne s’agit pas d’un TDAH, puisque le fait de traiter la tristesse ou l’anxiété permettra de régler les difficultés d’attention. Inversement, chez ces enfants, si on traite le TDAH par médication, on risque d’augmenter l’anxiété ou la tristesse comme effet secondaire… Il est donc important que votre professionnel soit aussi en mesure d’investiguer les aspects affectifs et émotifs chez l’enfant.

6) Une ou deux longue(s) séance(s) d’évaluation : Puisque nous évaluons l’enfant dans un contexte optimal (un à un, bureau fermé et tranquille), il faut pousser son attention hors de sa zone de confort pour faire ressortir un TDAH. De petites séances d’une heure nous paraissent insuffisantes pour amener à faire ressortir l’inattention chez l’enfant. Nous privilégions une journée complète d’évaluation (6 heures), ou deux demi-journées (2 x 3 heures) d’évaluation.

Cela reproduit un peu le temps de concentration requis lors d’une journée d’école. Il nous semble aussi que c’est la meilleure façon de s’assurer de faire ressortir des difficultés attentionnelles si elles sont présentes.

7) Finalement assurez-vous que l’évaluation est faite par un professionnel qualifié, autorisé à faire ce genre de diagnostic, et membre d’un ordre professionnel.

Pour moi, ces 7 règles représentent vraiment ce qu’est une évaluation précise et complète afin de pouvoir diagnostiquer l’hyperactivité. L’avantage de ces règles est que l’évaluation sera faite par différents  professionnels avec des évaluations qui touchent l’enfant de façon globale , ce qui permet de déceler les difficultés qui pourraient être oubliées par une évaluation plus sommaire.

Par contre, l’inconvénient de ces règles est que le diagnostic de TDA/H par moment peut s’accompagner de diagnostic différentiel, tels que : trouble anxieux, trouble de développement, trouble de langage, trouble d’apprentisage, etc… et qui peuvent être exclus si on fixe trop notre diagnostic vers le TDA/H. Si on veut pousser plus loin l’évaluation psychomotrice, des tests plus spécifiques en psychomotricité devront être faits. Voici une liste de tests psychomoteurs qui peuvent aider à diagnostiquer plus précisément d’autres troubles ou préciser celui du TDA/H.

Dans un premier temps, un examen psychomoteur peut être fait afin d’examiner le tonus de l’enfant. On peut évaluer le contrôle moteur et les réactions tonico-émotionnelles avec des épreuves d’immobilité ou des épreuves dynamiques tels que: la marche, la course et les sauts, on peut aussi faire des tests d’adaptation aux rythmes tels que des tests frappés ou marchés afin d’évaluer la présence ou non de d’autres troubles associés.  Le test des  labyrinthes de Porteus qui est une épreuve de labyrinthe qui mesure la capacité à planifier une action motrice (tracer) et à en inhiber d’autres après analyse perceptive et cognitive de la tâche (où est l’entrée du labyrinthe, la sortie, quel chemin prendre). Il tient compte de plusieurs facteurs comme la capacité à inhiber une réponse motrice erronée, la persistance dans l’erreur, la volonté de réduire le temps d’exposition à la tâche sans utiliser un temps d’analyse nécessaire à une réalisation correcte (aversion du délai).

La statue de la Nepsy  est un autre test qui permet d’évaluer la persistance motrice et l’inhibition. On demande à l’enfant de rester debout dans une certaine position, les yeux fermés pendant 75 secondes. A plusieurs intervalles de temps, on introduit des distracteurs sonores et l’enfant doit persister dans la tenue de sa posture et ne doit ni ouvrir les yeux, ni bouger, ni parler.

Dans un deuxième temps des tests pour évaluer les praxies peuvent être pratiqués tels que: l’écriture (BHK), des figures de Rey, ou un EMG.

Enfin des tests plus spécifiques sur l’attention peuvent se faire à partir des tests tels que: le test de Stroop qui mesure l’attention sélective, la capacité à maintenir l’attention sur une cible quand des distracteurs sont présents, ou à tenir compte d’une des dimensions d’un stimulus tout en ignorant les autres. Le test d’appariement d’images et le test de barrage (D2), qui permettent de mesurer les capacités de concentration et d’attention visuelle. Les blocs de Corsi permettent aussi de mesurer la mémoire de travail visuo spatiale. L’examinateur pointe avec son doigt une série de cubes. L’enfant doit reproduire cette séquence dans l’ordre immédiatement après chaque démonstration. Plus l’enfant va loin dans les séries, plus sa mémoire de travail est efficiente.

Il existe encore une multitude de tests et de questionnaires  afin d’évaluer un enfant. Selon mon expérience, la meilleure chose à faire est de faire confiance à du personnel qualifié dans le domaine, afin de nous aider dans cette démarche d’évaluation si complexe. Mon expérience avec mes enfants m’a permise de croire qu’avec une bonne évaluation faite par une neuropsychologue, il est facile à partir de certains tests, de comprendre dans quel domaine psychomoteur sont les difficultés de nos enfants, afin de trouver des interventions précises et personnelles face à ceux-ci. Il ne faut pas oublier l’implication du médecin dans l’établissement d’un diagnostic précis afin de nous suggérer si une médication ou une autre intervention seraient bénéfiques.

Dans les prochaines pages, je vous ferai découvrir différentes formes d’approches et d’interventions face au TDA/H et évaluerai les avantages et inconvénients d’un de ceux-ci.

INTERVENTIONS

Le  TDA/H ne se guérit pas malheureusement, il faut apprendre à vivre avec, par contre plusieurs alternatives se présentent à nous afin de diminuer les symptômes et heureusement, il existe diverses approches (médicamenteuse, psycho-éducative, psychologique, orthophonique, sociale et psychomotrice) afin de contrer les effets de celui-ci.

 L’approche médicamenteuse

Le méthylphénidate (MPH) est le médicament le plus souvent utilisé. C’est un médicament psychotrope de la classe des phényléthylamines. C’est un stimulant du système nerveux central. Il bloque les sites de recapture de la dopamine, ce qui provoque une augmentation de sa concentration extracellulaire dans le cerveau. De nombreuses études montrent que la prise de psychostimulant par un enfant qui a un TDA/H a pour effet de le calmer. À la suite de mes lectures, il m’apparait que  suite à la prise de psychostimulants tel que le méthylphénidate, les enfants (entre 70 et 80%)  ont une réponse positive à l’un de ces traitements dès la première prescription. D’autres agents pharmacologiques sont aussi utilisés dans le traitement du TDA/H, on retrouve principalement des antidépresseurs, des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine  ainsi que des antihypertenseurs. Selon la médication utilisée elle peut agir sur le niveau moteur, cognitif et social. Voici les effets observés chez les enfants qui prennent la médication. Au niveau moteur, on doit observer une diminution de l’activité motrice et de l’agitation ainsi qu’un meilleur contrôle de la motricité fine allant avec une amélioration de l’écriture.

Au niveau cognitif, on doit noter une amélioration des capacités d’attention, une diminution de l’impulsivité et une meilleure utilisation des stratégies cognitives. Au niveau social, les relations de l’enfant avec l’autorité parentale et les relations avec ses pairs devraient s’améliorer ; les conflits avec la fratrie et les comportements agressifs devraient s’atténuer et l’enfant devrait avoir un meilleur contrôle de lui-même.

Par contre, il existe des effets secondaires, qui pour certains enfants peuvent être très désagréables, tels qu’une diminution de l’appétit, des insomnies, des douleurs abdominales et des céphalées. Ces effets disparaissent si le traitement est arrêté. Pour certaines médications tels que les antidépresseurs, une surveilliance accrue du médecin est suggérée car des effets secondaires tels que des problèmes cardiaques peuvent survenir.

 L’approche psycho-éducative

Elle se traduit principalement par un accompagnement familial dont le but est d’aider les parents et leur enfant à comprendre le syndrome et ses symptômes. Ce sont généralement des psychologues ou des éducateurs qui s’en chargent. Le but est de trouver des solutions aux manifestations du trouble avec des stratégies d’encouragement et de renforcement, des méthodes d’organisation des tâches et de résolution de problème, des techniques d’affirmation de soi et des techniques neurocognitives.

 L’approche psychologique

Elle est considérée lorsque l’enfant est très anxieux ou démoralisé, s’il manque de confiance en lui ou s’il a une mauvaise opinion de lui-même.  Les psychothérapies comportementales permettent de faire un lien entre les antécédents du syndrome et les circonstances favorisantes à son déclenchement, les symptômes qui en découlent et leurs conséquences sur les plans affectifs et comportementals. Elles aident l’enfant à augmenter le contrôle de ses réactions.  Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ont pour but principal d’enseigner à l’enfant des stratégies qu’il pourra réutiliser par lui-même. Grâce aux techniques d’autocontrôle, l’enfant apprend à observer, superviser, évaluer et modifier son propre comportement. Des stratégies en résolution de problèmes lui sont également enseignées pour qu’il acquière de meilleures connaissances au niveau social et cognitif.

L’approche orthophonique

Elle peut être proposée pour travailler sur les symptômes de TDA/H. Une prise en charge en orthophonie est également nécessaire lors de comorbidité du TDA/H avec d’autres troubles des apprentissages tels que les troubles spécifiques du langage, de lecture, de résolution de problèmes, ce qui est fréquent.

L’approche sociale

Consiste à des rencontres avec l’enfant et sa famille, afin qu’ elle donne des moyens à l’enfant d’appliquer ce qu’il apprend en séance dans sa vie de tous les jours. Il est aussi une personne ressource pour conseiller les parents et les rassurer en leur donnant des stratégies et des méthodes afin d’avoir un comportement cohérent face à leur enfant. Le programme Barkley propose des principes éducatifs et des conseils pour la famille (annexe 2a et 2b). De même, des conseils à l’enseignant peuvent être donnés sur les gestions environnementales et temporelles.

 L’approche  psychomotrice

Chez l’enfant, d’après Marquet-Doléac, Soppelsa et Albaret (2006), la prise en charge psychomotrice doit se faire selon deux axes principaux : aider l’enfant à devenir un sujet capable d’apprendre et de se contrôler. Pour aider le sujet au niveau du contrôle, il faut lui apprendre à inhiber une réponse, à gérer le temps et à organiser efficacement les actions. L’enfant TDA/H possède des difficultés d’apprentissage car il n’arrive pas à se poser le temps nécessaire. Pour n’importe quel apprentissage, il est nécessaire de passer par ces phases indispensables : la motivation, l’observation, la sélection d’information, l’expérimentation, la vérification.

La motivation est essentielle à une action : il y a la motivation initiale qui permet de débuter une activité, elle doit être crée par l’envie et le côté ludique des activités proposées aux enfants et il y a la motivation générale qui permet de continuer l’activité, alors qu’elle est difficile à maintenir. La motivation est principalement entretenue par des renforcements positifs immédiats, l’utilisation d’une activité préférée en renforcement d’une autre activité et enfin « l’ économie de jetons » qui permet de récompenser l’enfant dès qu’il a effectué le comportement attendu (les critères sont définis au préalable entre l’enfant et l’adulte). Il faut que l’enfant sache comment va se dérouler l’activité, mais aussi la séance.

L’observation fait défaut chez ces enfants, ils ne prennent pas le temps d’observer, le psychomotricien doit donc favoriser l’observation continue de l’enfant.

La sélection d’informations est composée de deux étapes : la recherche par rapport à un modèle où l’enfant peut se référer au modèle visuel quand il le souhaite et la recherche sans modèle où l’enfant doit alors faire appel à sa mémoire.

L’expérimentation consiste à faire en sorte que le patient réfléchisse à comment trouver des solutions, notamment grâce à ses expériences passées afin qu’il y ait généralisation. Chez les enfants TDA/H, il est essentiel qu’ils aient expérimenté un maximum de choses car ils ont de grosses difficultés d’imagination et donc, à trouver une solution à un problème.

La vérification consiste à avoir un regard sur le travail effectué au fil de séance afin de voir l’évolution. Selon l’âge, cela peut consister à dire ce que l’on pense des travaux, à déterminer des objectifs et des conséquences à longs termes ce qui demandent beaucoup plus d’implication et de motivation.

Selon mon expérience, il est bien difficile de choisir une méthode d’intervention plutôt qu’une autre, car chaque enfant a ses caractéristiques individuelles et réagit différement selon sa personnalité et son éducation. Pour ces raisons,  je trouve que la meilleure approche consiste à prendre les éléments qui conviennent à  l’enfant dans chacune de ses approches, afin de les adapter aux besoins de celui-ci.

Je suis d’accord pour dire que la médication jumelée avec les approches décrites ci-haut sont  la meilleure solution, car comme des études l’ont montré, la combinaison du traitement médicamenteux avec une prise en charge psychosociale s’avère plus efficace que si ces deux modes de traitements sont isolés.

Plus précisément, l’étude du M.T.A. Cooperative Group (Multimodal Treatment Study of ADHD) en 1999: « montre que les résultats pour la symptomatologie du TDA/H sont identiques en méthode combinée et avec un traitement exclusivement médicamenteux mais que la méthode combinée a de meilleurs résultats pour les habiletés sociales et relationnelles et qu’elle réduit davantage les comportements oppositionnels et les symptômes internalisés, qui représentent une forte part de la souffrance chez les enfants ayant un TDA/H.»

Les avantages deviennent nombreux losqu’on travaille avec ces différentes approches et surtout en équipe avec l’enfant et les différents professionnels qui l’entourent au niveau  familial et scolaire. L’enfant développe une meilleure estime de lui-même, il apprend à mieux se connaître et à mieux gérer ses réactions, il développe des relations de confiance avec les gens qui l’entourent, il développe de nouvelles aptitudes et renforce celle qu’il avait auparavant et surtout, il apprend à se faire confiance.

Il est difficile de trouver des inconvénients à ces approches car si on adapte chacunes d’elles aux besoins de l’enfant, il ne peut qu’en être bénéfique pour celui-ci, par contre, cela prendra du TEMPS, de la PATIENCE, et une bonne communication avec tout ce beau monde. Comme un proverbe chinois le dit si bien: «Avec le temps et la patience, la feuille du mûrier devient de la soie.»

CONCLUSION

Même si aujourd’hui, malgré toutes les connaissances que nous avons sur le sujet, il arrive encore souvent d’entendre en blague lorsqu’un enfant est agité: « il n’a pas pris son ritalin». Le TDA/H n’en   demeure pas moins une vraie maladie qui entraine une souffrance réelle, un dysfonctionnment socio-familial et souvent un échec scolaire.

Avec ce travail, j’ai découvert une approche que je ne connaissais pas, celle de la psychomotricité. Après avoir eu le diagnostic de mes enfants, on m’a dirigée vers la médication et l’approche psycho-éducative. Par la suite, de ma propre initiative, j’ai utilisé diverses interventions prises à travers diverses lectures afin de combler les difficultés de mes enfants. La neuropsychologue, lors de l’évaluation de mes enfants m’avait parlé de divers termes en lien avec la psychomotricité, mais à ce moment là cela m’a semblé être plutôt compliqué.

Aujourd’hui, en rédigeant ce travail, je retrouve ces termes et comprend mieux le côté psychomoteur du TDA/H et les interventions qui s’y rattachent.

De jour en jour, on connaît mieux ce touble qui nuit à nos enfants et de nombreuses ouvrages peuvent nous aider à trouver des solutions face à nos interrogations. Dernièrement, une nouvelle intervention non médicamenteuse a vue le jour depuis novembre 2012.  L’Américan Academy of Pediatrics (qui regroupe plus de 60 000membres) recommande le neurofeedback comme un des traitements non médicamenteux dont l’efficacité est la mieux démontrée scientifiquement pour le TDAH.

En terminant, je voudrais vous rappeler, que la recherche privilégie des interventions multidisciplinaires et multimodales.  Le traitement du TDAH doit être envisagé à longs termes, il requiert de la persévérance et de la créativité. On gère le TDAH, on ne le guérit pas et surtout on apprend à vivre avec, un jour après l’autre.

Mon médecin m’a déjà dit une journée de découragement, qu’on avait à 50% trouvé des pistes de solutions face à ce trouble car leurs parents (c’est à dire mon conjoint et moi) avions pris la peine de s’occuper d’eux et de les encourager.


  Annexe 1 : Le questionnaire (Kendall & Wilcox)

Merci de répondre à ce questionnaire en notant chaque réponse de 1 à 7 en sachant que 1 est le minimum (pas du tout), 4 la note intermédiaire, et 7 le maximum (oui certainement). Vous pouvez utiliser toutes les notes 1-2-3-4-5-6 ou 7. Merci pour votre participation.

 

1. Quand votre enfant promet de faire quelque chose, peut-on compter sur lui ?

2.  Est-ce que votre enfant se mêle à des jeux ou à des activités auxquels il n’a pas été invité ?

3.  Est-ce que votre enfant peut se calmer spontanément, quand il est excité ou énervé ?

4.  La qualité du travail de votre enfant demeure-t-elle constante ou varie-t-elle beaucoup ?

5.  Votre enfant peut-il travailler pour des buts éloignés ?

6.  Quand votre enfant pose une question, est ce qu’il attend la réponse sans passer à autre chose ?

7.  Lors de conversations, votre enfant attend -t’il son tour pour répondre ?

8.  Est-ce que votre enfant s’accroche à ce qu’il est en train de faire jusqu’à ce qu’il ait fini ?

9.  Est-ce que votre enfant suit les consignes données par un adulte ?

10.            Est-ce que votre enfant veut faire tout, tout de suite ?

11.            Votre enfant arrive-t-il à attendre son tour sans montrer son impatience ?

12.            Votre enfant peut-il se tenir tranquille?

13.            Lors d’activité de groupe, votre enfant insiste-t-il pour imposer ses idées ?

14.            A-t-on besoin de rappeler plusieurs fois à votre enfant ce qu’il doit faire avant qu’il s’exécute

15.            Quand on réprimande votre enfant, répond-il improprement ?

16.            Votre enfant a-t-il une tendance aux accidents ?

17.            Votre enfant néglige-t-il ou oublie-t-il les tâches scolaires, domestiques ?

18.            Y a-t-il des jours où votre enfant paraît incapable de se mettre au travail ?

19.            Si le choix lui était donné, est-il vraisemblable que votre enfant préférerait un modeste jouet aujourd’hui plutôt qu’un plus important demain ?

20.            Est-ce que votre enfant s’empare des choses qui appartiennent aux autres ?

21.            Est-ce que votre enfant ennuie les autres quand ils essaient de faire quelque chose ?

22.            Votre enfant enfreint-il les règles élémentaires ?

23.            Est-ce que votre enfant observe ce qu’il est en train de faire ?

24.            Quand on lui pose des questions, votre enfant est-il cohérent dans ses réponses ?

25.            Est-ce que votre enfant est facilement distrait de son travail ou des activités quotidiennes ?

26.            Diriez-vous de votre enfant qu’il s’applique dans ce qu’il entreprend?

27.            Est-ce que votre enfant joue correctement avec ses camarades (suit-il les règles, coopère-t-il, attend-t’il son tour) ?

28.           Est-ce que votre enfant arrive à faire une activité a la fois ?

29.            Si une chose devient d’emblée difficile, demande-t-il de l’aide ?

30.            Est-ce que votre enfant perturbe les jeux ?

31.            Est-ce que votre enfant réfléchit avant d’agir ?

32.            Si votre enfant accordait plus d’attention à son travail, pensez-vous qu’il pourrait faire mieux que ce qu’il fait ?

33.           Est-ce que votre enfant fait plusieurs choses à la fois?


Annexe 2a : Les principes éducatifs de Barkley  pour les enfants ayant un TDA/H

1. Donner rapidement et davantage de feedback et appliquer plus de conséquences  immédiates.

2.  Augmenter la fréquence des renforcements positifs.

3.  Utiliser des renforcements forts et diversifiés.

4.  Utiliser les renforcements positifs avant les négatifs.

5.  Donner des aides pour visualiser le temps qui passe et fractionner de façon cohérente toute tâche longue.

6. Matérialiser les règles essentielles au bon déroulement du travail par une liste.

7.  Matérialiser les sources de motivation (tableau de récompenses).

8.  Fournir des aides à l’imagination (exemple : pictogramme).

9. Les règles éducatives doivent être fixes et identiques entre les deux parents.

10.            Agir au lieu de raisonner.

11.            Planifier les situations problématiques.

12.            Changer de perspective dans une situation problématique ou conflictuelle (se mettre dans la peau d’un observateur neutre).

13.           Ne pas prendre les troubles du comportement comme une attaque personnelle.

14.            Ne pas revenir sur le passé et pratiquer l’oubli : chaque jour est nouveau.


Annexe 2b : Les 9 conseils de Barkley pour la famille des enfants ayant un TDA/H

1. S’évader en weekend de temps en temps sans l’enfant.

2. Se trouver une occupation, un hobby.

3. S’inscrire dans un groupe de parents.

4. Ne pas hésiter à s’appuyer sur des amis.

5. Revoir la distribution des rôles parentaux.

6. Prendre le temps d’apprécier les moments.

7. Identifier les situations stressantes par anticipation et les restructurer.

8. Faire de l’exercice physique

9. Prendre garde à la prise de toxique : alcool, caféine, tabac, médicaments,…


BIBLIOGRAPHIE

Site internet :

(1) http://www.psychomot.ups-tlse.fr/troubles.php

(9) pages.infinit.net/touze/hyperactivite.htm

(11) www.cerc-neuropsy.com

 

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  • Association Américaine de Psychiatrie,Proposed Revision – APA DSM-5 – 314.0x Attention Deficit/Hyperactivity Disorder [archive] 20 mai 2010.
  • Brown TE. Manual for Attention Deficit Disorder Scales for Childfen and Adolescents; 2001
  • Habib M. Le cerveau de l’hyperactif: entre cognition et comportement. Développements, 2011,  p.26-40.
  • Marquet-Doléac J., Soppelsa R., Albaret J.M. Validation d’un protocole d’apprentissage de l’inhibition sur une population d’enfants avec Trouble de l’Attention/Hyperactivité, Entretiens de psychomotricité, 2006 , p.90-99.
  • R.A.Barkley,E.H.Cook,M.Dulcan et al.,International consensus statement on ADHD: Clinical Child and Family Psychology Review, 5, 2002, p. 89-111.
  • RAZER Gwenaëlle, Évaluation des capacités temporelles chez l’enfant présentant un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, Université Toulouse III Faculté de Médecine Toulouse Rangueil Institut de Formation en Psychomotricité,Mémoire en vue de l’obtention du D.E. de Psychomotricien, juin 2012.
  • Teicher M-H., Aderson C-M., Polcari A., Glod C-A., Maas L-C., Renshaw P-F. (2000) Functional deficits in basal ganglia of children with attention deficit / hyperactivity disorder shown with functional magnetic resonance imaging relaxometry. Nature Medicine, vol. 6, n° 4, (pp. 470-473).